Ne laissez pas l’esprit être pris par de petites choses
Ce ne sont pas toujours les grands événements qui secouent fortement notre esprit. Une parole entendue au passage, un petit désagrément ou une action un peu différente de notre propre norme peuvent grandir dans l’esprit et devenir souffrance.
Souvent, ce ne sont pas les paroles elles-mêmes, mais l’esprit qui les retient longtemps, qui fait grandir la souffrance. Lorsque nous comparons, interprétons et répétons la déception, des paroles qui ressemblaient à un petit caillou deviennent vite un lourd fardeau. Remarquer ce processus est une pratique dans la vie quotidienne.
Cela ne signifie pas passer sous silence toutes les petites choses. Ce qui doit être corrigé doit être corrigé, et les paroles qui doivent être dites doivent être dites. Pourtant, nous ne devrions pas laisser chaque petite affaire prendre longtemps notre esprit et faire grandir nous-mêmes la souffrance. C’est ici que commence à grandir la force de choisir la compréhension plutôt que la comparaison, et l’ouverture plutôt que la discrimination.
Ce qui compte dans cet enseignement n’est pas de forcer l’esprit à paraître meilleur ni d’essayer de tout changer d’un seul coup. D’abord, nous remarquons où l’esprit est pris en ce moment, et à partir de cet endroit même nous choisissons un pas dans une direction plus juste. La pratique n’est pas un événement spécial et lointain ; elle apparaît dans les expressions, les paroles, les jugements et les attentions du jour.
Un petit mot peut ébranler l’esprit. Je corrigerai ce qui a besoin d’être corrigé sans augmenter la souffrance. Aujourd’hui aussi, que cet enseignement devienne un petit choix dans la vie quotidienne et éclaire l’esprit.