La repentance est le moyen de revenir à un esprit clair.
Dans le bouddhisme, la repentance est différente du simple regret. Si vous avez blessé ou causé de la douleur à quelqu’un, vous devez d’abord le considérer honnêtement. Si vous cachez vos défauts ou insistez jusqu'au bout sur le fait que ce n'est pas de votre faute, cela devient difficile pour l'autre personne et votre cœur se ferme encore plus.
Il y a une reconnaissance dans le repentir. Il contient un cœur qui peut dire : « J’avais tort », un cœur qui reconnaît la honte et un cœur qui décide de ne plus répéter la même erreur. Ce cœur n’est pas un cœur qui se détruit en s’humiliant, mais un cœur qui revient sur le bon chemin en agissant.
Mais la repentance ne consiste pas à s’attarder sur le passé. Cela ne signifie pas que vous devriez arrêter de verser des larmes lorsque vous voyez vos erreurs. Cela signifie l’admettre, s’excuser pour ce pour quoi vous devez vous excuser et marcher à nouveau dans une direction propre. La repentance est une pratique car elle conduit à une nouvelle action.
L'esprit originel est comme le soleil. Les nuages peuvent cacher le soleil, mais ils ne peuvent pas l’effacer lui-même. De même, la faute peut couvrir le cœur, mais elle ne souille pas complètement la pure nature originelle. Ainsi, la repentance ne consiste pas à désespérer et à dire : « J’ai fini », mais à reconnaître les nuages qui nous bloquent et à se tourner vers la lumière.
La vraie repentance commence par admettre ce que vous avez fait de mal, mais elle ne s'arrête pas là. Il faut croire en notre esprit clair originel et aller jusqu’à changer nos actions aujourd’hui afin d’éviter de répéter les mêmes erreurs. À ce moment-là, la repentance ne devient pas un fardeau de culpabilité mais une porte vers la pratique.
La repentance ne consiste pas à s'attarder sur le passé et à se punir. C'est la pratique consistant à reconnaître honnêtement ses fautes, à décider de ne pas répéter la même erreur et à revenir à l'esprit clair d'origine.