La nature de Bouddha est révélée par la pratique directe
Dans l’étude bouddhiste, nous rencontrons souvent de nombreuses explications sur la nature de Bouddha. Nous entendons dire que la nature du Bouddha est claire, profonde et connectée au royaume des Bouddhas. Ce sont des enseignements précieux. Pourtant, aussi excellents soient-ils, le simple fait de les entendre ne signifie pas que nous connaissons immédiatement ce domaine.
Nous pouvons comprendre cela en pensant à une cloche de temple. Quelqu’un pourrait expliquer que le son de la cloche est clair et profond. Ils peuvent décrire en détail la forme, le matériau et le principe de sa résonance. Mais en fin de compte, nous ne connaissons le son de la cloche qu’en la sonnant et en l’entendant directement. La nature de Bouddha est la même. L’explication montre le chemin, mais la pratique nous permet de parcourir ce chemin nous-mêmes.
C'est pourquoi les enseignants nous disent à plusieurs reprises de tenir le hwadu et de pratiquer. La nature de Bouddha n’est pas un concept à saisir avec la tête. C’est le lieu de l’éveil qui apparaît au fur et à mesure que l’attachement et la discrimination s’installent. Cet endroit est difficile à exprimer avec un esprit ordinaire, et on l’appelle aussi le royaume de ceux qui sont pleinement éveillés. Cela ne veut pas dire que nous devons le repousser très loin. Cela signifie que nous devrions commencer à pratiquer ici même.
En pratique, même un tout petit frisson silencieux peut survenir. Ce n’est pas l’excitation agitée du monde. C’est un moment où l’esprit devient brièvement clair et profond, et où passe une joie difficile à expliquer avec des mots. Il n’est pas nécessaire de s’accrocher à cette expérience et de s’en vanter, ni d’être déçu si elle ne se manifeste pas. Nous faisons simplement confiance à la direction et continuons à pratiquer.
Expliquer la nature de Bouddha avec des mots est difficile, et expliquer le royaume éveillé est également difficile. C'est exactement pourquoi la pratique est nécessaire. Le travail d’aujourd’hui ne consiste pas à imaginer un grand réveil. Il s’agit de déposer tranquillement une pensée que nous entretenons actuellement et de retourner à hwadu. Lorsque le désir de confirmation s’accumule directement, la nature de Bouddha n’est plus une expression lointaine. Cela devient une pratique vivante.
La nature de Bouddha n’est pas quelque chose que nous comprenons uniquement à travers de bonnes paroles. L'explication indique le chemin, mais nous devons parcourir ce chemin directement à travers le hwadu et la pratique. Le lieu d’éveil qui est difficile à exprimer avec des mots devient plus clair petit à petit dans l’étude de l’illumination tranquille de cet esprit maintenant.